Questions à Guillemette Rolland, déléguée régionale du Conservatoire du Littoral

Merci à madame Guillemette Rolland, déléguée régionale du Conservatoire du Littoral Aquitaine, d’avoir accepté de répondre à nos questions. Retrouvez cette interview dans la prochaine Lettre de l’Observatoire de la Côte Aquitaine dont la parution sera effective en janvier 2010. La Lettre N°10 sera également prochainement téléchargeable sur ce site.

Suite à une étude nationale, une actualisation de l’impact de l’élévation du niveau des eaux sur les sites du Conservatoire du littoral a été récemment réalisée. Quels en étaient les objectifs ?

L’étude précédente, essentiellement bibliographique, datait de 8 ans. La situation a évoluée : les acquisitions du Conservatoire ont augmenté principalement en zones humides et sur les estuaires particulièrement concernés par l’élévation du niveau de la mer. Les données, et notamment les évaluations du GIEC?, sont à actualiser. Le principe de cette nouvelle étude est d’accompagner les réflexions sur les changements liés à l’élévation du niveau de la mer.

Guillemette Rolland
Guillemette Rolland

Quels exemples de projet menés par le Conservatoire s’inscrivent dans cette démarche ?

Le projet BARCASUB a pour esprit d’aller encore au-delà avec l’objectif d’associer le responsable de l’étude, reconnu internationalement, aux chercheurs régionaux et aux collectivités locales. Je profite de l’occasion pour rendre hommage à tous les partenaires qui ont montré tant de motivation à faire aboutir ce projet.
L’étude lancée sur l’Île aux Oiseaux est un plan de gestion du Conservatoire de nouvelle génération qui prend en considération des problématiques plus larges que le site en lui-même et un espace temps important. Elle va s’intéresser au passé pour construire le futur avec les acteurs du site. L’enjeu le plus important est de réussir à faire prendre conscience du caractère temporaire de la présence humaine sur ces territoires voués à changer de configuration. Une étude sociologique sera donc un complément important.

Quelles ont été les conclusions de la journée organisée par le Conservatoire du Littoral et Rivages de France le 29 octobre dernier sur le nettoyage raisonné des plages ?

Ces rencontres ont réuni un bon panel d’acteurs du littoral . Un regret : peu de services techniques de communes, premiers concernés par les opérations de nettoyage de plages. La première conclusion qui peut être donnée est qu’on est confronté à un problème de ramassage des déchets et de tri avec une filière de traitement insuffisante. Dans ce contexte est-il nécessaire de ramasser tout le bois échoué sur les plages ?

Le conservatoire participe à un projet d’inventaire des données environnementales nationales. Quel va être le rôle joué par la délégation aquitaine ?

Le Conservatoire est heureux de participer à cette initiative régionale encore rare en France et surtout de faire le choix d’y collaborer vu le peu de moyens humains dont il dispose.
Cette exposition est réalisée dans le cadre du partenariat avec le Palais de la découverte (Paris) : le Conservatoire met à disposition ses connaissances et ses relations partenariales en faveur de la préservation de la biodiversité. L’Aquitaine sera à l’honneur par le biais d’un inventaire original d’espèces inconnues – les opisthobranches - qui se qui non seulement méritent le déplacement mais également qu’on s’y intéresse de près. La biodiversité souvent très photogénique est immédiatement à proximité. Le Conservatoire fera en sorte que l’Aquitaine bénéficie de cette exposition suite à son séjour à Paris.

Contact :
Guillemette Rolland, Conservatoire du Littoral
g.rolland conservatoire-du-littoral.fr