Journées d’études à Bordeaux sur les Risques Côtiers : les conclusions et recommandations validées par l’Accord EUR/OPA (Accord Partiel Ouvert)

Les « Journées d’Etudes sur les Risques Côtiers » ont été organisées an mai 2006 à Bordeaux, par l’Académie Nationale des Sciences, Belles Lettres et Arts de Bordeaux en collaboration avec la Fédération Européenne des Réseaux de coopération scientifique et technique (FER).
Le rapport de ces rencontres émettant des recommendations a été présenté au Conseil de l’Europe.

Il a fait l’objet d’une validation par l’Accord EUR/OPA (Accord Partiel Ouvert) « Risques Majeurs » du Conseil de l’Europe sous la référence AP/CAT (2006 41).

Conclusions et recommandations entérinées par l’Accord EUR/OPA

1-Structurer les réseaux de coopération scientifique et technique (existants ou nouveaux).

Des initiatives régionales, en cours d’élaboration, ont été présentées et les premières phases de développement semblent prometteuses. Il est également proposé, soit de provoquer, en relation avec les instances officielles intéressées, l’élaboration de nouveaux réseaux spécialisés, soit de renforcer ceux qui sont déjà fonctionnels en Europe. Ces réseaux permettent, une démarche pluridisciplinaire indispensable à toute bonne interprétation des phénomènes.

2-Créer des Mastères européens sur les risques côtiers :

Pour assurer les connaissances indispensables permettant à un gestionnaire de percevoir le risque, une formation au niveau mastère constitue une base indipensable. Un mastère intitulé « Gestion des risques sur les territoires » est actuellement en développement par la « Conférence des Grandes Ecoles ». Il a été proposé que deux modules viennent compléter les cinq déjà existants : un module « Patrimoine culturel et Risques » et un module « Risques côtiers » (aménagements et gestions côtières) dont le pilotage serait basé en Aquitaine.

3-Renforcer la coopération internationale :

Les zones côtières doivent représenter un élément de la coopération internationale entre pays disposant d’un savoir-faire reconnu et ceux ne possédant pas encore les potentialités d’interventions adéquates. La prise de conscience du « risque côtier » est un facteur favorisant échanges et formations et entraînant des conséquences économiques considérables. Le risque côtier pourrait constituer un vecteur de choix de la coopération internationale, en particulier en Amérique latine.

4-Actualiser et dispenser les connaissances :

Envisager la création de banques de données relatives aux zones côtières est une recommandation essentielle à l’appui de toute gestion intégrée de qualité. Leur rassemblement sur des sites de référence doit faciliter l’appréciation des potentialités des risques. Un « Observatoire des Risques Côtiers » peut être envisagé en tant que structure d’information, de concentration et de diffusion des données existantes.

5-Régionaliser les actions :

Ce point traite de la mise en oeuvre d’interventions strictement régionalisées en relation avec un contexte géologique particulier (contexte structural et lithologique similaire). Une protection « équilibrée » contre les risques côtiers naturels ne peut se concevoir différemment.
La façade atlantique, de l’Irlande eu Maroc, se présenterait ainsi comme un domaine particulièrement favorable à l’implantation d’un réseau de données sur les caractéristiques côtières et leurs évolutions. Une telle disposition favoriserait le développement d’équipes de recherches et de gestion des risques côtiers, en facilitant les échanges et la formation de spécialistes.

Contact :

  • Professeur Michel VIGNEAUX, Académie Nationale des Sciences, Belles Lettres et Arts de Bordeaux et Président de la FER (Fédération Européenne des Réseaux de coopération scientifique et technique)
  • Site Internet de l’Accord EUR/OPA (Accord Partiel Ouvert) « Risques Majeurs » du Conseil de l’Europe : http://www.coe.int/europarisks