Les influences du climat et du golfe de Gascogne

Tempête Capbreton La dynamique sédimentaire sur la côte aquitaine est engendrée principalement par l’action conjuguée de la houle , des marées et du vent. Elle dépend également de la morphologie du Golfe de Gascogne.

La côte aquitaine jouit d’un climat tempéré océanique, de plus en plus chaud et humide à mesure que l’on se déplace vers le sud. A l’instar des autres côtes de l’Atlantique du Nord-Est situées dans des latitudes moyennes, elle subit le passage des perturbations météorologiques qui traversent l’océan et elle se trouve directement exposée aux fortes houles engendrées sur l’Atlantique Nord. La direction des houles du Golfe de Gascogne provient majoritairement de l’Ouest Nord-Ouest en hiver (c’est en février que les houles sont les plus importantes), tandis qu’à l’automne les houles sont essentiellement du secteur Ouest Sud-Ouest.

Le régime des vents est très fluctuant et le golfe de Gascogne est une zone où les vents peuvent devenir subitement violents :

  • De 1900 à 1930, des tempêtes d’Ouest anormalement fortes ont été observées.
  • De 1940 à 1970, la tendance s’est inversée, les hivers ont été plus froids.
  • Les 25 dernières années ont montré des hivers exceptionnellement doux, avec de fortes tempêtes.

Les projections que l’on peut faire pour les années à venir laissent prévoir un climat plus océanique avec des tempêtes plus fréquentes sur les côtes atlantiques de l’Est.

Le golfe de Gascogne est caractérisé par un vaste plateau continental , dont la largeur décroît progressivement vers le Sud puisqu’elle passe de 180 km environ au large de la Bretagne sud, à 55 km dans les Landes pour atteindre seulement 2 km au niveau du canyon sous-marin (Gouf) de Capbreton. La pente moyenne du plateau continental augmente donc sensiblement vers le sud. Les fonds sont recouverts de sable et de vase sur un substrat graveleux.

En Aquitaine, la marée semi-diurne possède une amplitude (marnage ) qui varie de 4,3 m en mortes-eaux, à 5,5 m en vives-eaux.

Les courants généraux sont faibles sur le plateau continental interne. Seuls les courants engendrés par la houle sur la côte (dérive littorale ) et les courants de marée dans les embouchures sont capables de transporter le sable.