Nouvelles opérations pour la prévision de la pollution des eaux sur le littoral des Pyrénées Atlantiques

C’est au mois de mai qu’une quinzaine de techniciens du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques et de quatre organismes scientifiques (le laboratoire Rivage Pro Tech de Bidart, le Casagec d’Anglet, Azti-Tecnalia (l’IFREMER? espagnol) et le SHOM? (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine)) a effectué des mesures sur la plage de l’Uhabia, à Bidart, dans le cadre du projet LOREA« Littoral , Océan, Rivières, Euskadi, Aquitaine », lancé en 2008 et qui s’achèvera en 2011.

« L’objectif de ce projet est la mise en place d’outils d’aide à la décision permettant d’anticiper les pollutions d’origines terrestre ou marine et de surveiller le milieu côtier, si possible en temps réel  ». Le but ? Garantir des eaux de baignade aux normes et assurer la protection de l’environnement.

Ce projet couvre 120 km de littoral , des Pyrénées-Atlantiques au Gipuzkoa, en Pays basque espagnol. Réceptacle de nombreux apports de bassins versants, cette côte, tant appréciée des touristes, accueille pas moins de onze cours d’eau qui se déversent sur plus de soixante plages.

Un grand nombre de mesures est effectué. Température de l’eau, salinité, analyse bactériologique, tout est passé au crible. Des bouées dérivantes mesurent le courant et des capteurs sont mêmes installés dans le sable. Toutes ces données sont ensuite croisées et alimentent des « modèles numériques de dynamique côtière ». Ce sont des programmes informatiques ultra précis développés par le projet LOREA.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, la baie de Txingudi, l’embouchure de l’Adour, la plage de l’Uhabia et la baie de Saint-Jean-de-Luz font partie de la dizaine de sites sensibles faisant l’objet d’études complexes.

La mairie de Bidart disposera bientôt de cet outil de prévision que les mairies de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure utilisent déjà.

Le Conseil général a investi 630 000 euros dans ce projet d’un budget global de 2,2 millions d’euros où l’on retrouve aussi les fonds FEDER? européens ainsi qu’une dizaine de collectivités territoriales et d’organismes scientifiques.

Les travaux de recherche effectués ainsi que les méthodologies mises en place pourront servir à d’autres communes du littoral désirant s’équiper de tels systèmes de prévisions.

Contact :

Caroline Sarrade,chargée de mission environnement littoral au Conseil général des Pyrénées Atlantiques
caroline.sarrade cg64.fr

www.lorea.eu

http://www.cg64.fr/actualites/lorea-une-fleur-pour-locean.html