Publication de la thèse « Analyse des dommages liés aux submersions marines et évaluation des coûts induits aux habitations à partir des données d’assurance »

Le projet JOHANNA, cofinancé par la Fondation de Recherche MAIF et le BRGM?, réalisé en partenariat avec l’université de Bretagne Occidentale (laboratoire GEOMER), a pour objectif l’analyse des dommages provoqués par les submersions marines induites par les tempêtes.

Ce projet a fait l’objet d’une thèse de doctorat soutenue en décembre 2013 par Camille André.

Couverture These

Cette thèse de doctorat, intitulée « Analyse des dommages liés aux submersions marines et évaluation des coûts induits aux habitations à partir de données d’assurance - perspectives apportées par les tempêtes Johanna (2008) et Xynthia (2010) », porte sur l’analyse des dommages et sur l’évaluation des coûts induits sur les habitations par les submersions marines. L’étude se base sur les données d’assurance de deux évènements récents ayant touché la France et causé des submersions sur les côtes bretonnes et atlantiques : les tempêtes Johanna (mars 2008) et Xynthia (février 2010).

Dans un premier temps, l’analyse des données d’expertise et d’indemnisation d’assurance, en lien avec celle des paramètres de l’aléa et des enjeux exposés, a eu pour but la meilleure compréhension des différents types de dommages, et l’explication des coûts observés. En parallèle, un travail de modélisation de l’aléa a été réalisé à une échelle régionale, afin de déterminer des indicateurs des forçages météo-marins, et à une échelle locale, afin de préciser les processus d’endommagement sur les sites étudiés pour les deux tempêtes. La caractérisation de la vulnérabilité et de la valeur des enjeux (coûts de construction) a été menée à l’aide de différents paramètres issus de bases de données nationales (INSEE? et IGN) et de campagnes de terrain.

Dans un second temps, les informations recueillies ont permis la construction de modèles empiriques de prédiction du coût des dommages aux habitations spécifiques à l’aléa submersion marine, outils aujourd’hui inexistants en France. Les différents types de modèles testés sont basés sur des approches statistiques univariées (fonctions d’endommagement) et multivariées. L’apport des données d’assurance à la réalisation de tels modèles est discuté, et des recommandations ainsi que des perspectives de recherche sont évoquées, afin de rendre ces modèles opérationnels et d’augmenter leur capacité de prédiction des coûts d’évènements catastrophiques futurs.

Le document final est téléchargeable jusqu’au 30 avril 2014 à l’adresse suivante :
https://filex.univ-brest.fr/get?k=4RoJnHYqSma3EiI5XaZ.
Il sera ensuite disponible sur le site officiel « Thèses en ligne » (http://tel.archives-ouvertes.fr) qui prendra le relais.

Contacts :
Charlotte Vinchon (BRGM)
c.vinchon brgm.fr

Camille André (LAMETA/Université de Montpellier 1)
camille.andre lameta.univ-montp1.fr