Réseau ONF

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Rapport d’activité ONF?

Le rapport d’activité 2007/2008 de l’ONF est actuellement en ligne sur le site Internet dans la sous-rubrique « Publications 2009 ».

Il présente le bilan technique des actions réalisées en 2007 et 2008 par l’ONF sur le littoral . Dans les annexes sont également intégrés les rapports des soustraitants LPO?, Maison de la nature du Teich et Conservatoire Botanique Sud Atlantique qui ont participé aux études du module « connaissance du patrimoine et de l’environnement côtier ».

Toutes les données détaillées recueillies vont alimenter les bases de données de l’Observatoire via le BRGM?.

En matière de suivi géomorphologique, reste encore à finaliser la méthodologie de suivi des formes de plage et d’intégration de ce suivi dans la base de données de l’OCA.

En matière de suivi d’indicateurs biologiques, tous les inventaires réalisés en 2008 n’ont pas encore été intégrés dans les bases de données de l’OCA. Toutefois, les protocoles sont à présent définis et les observations à venir vont permettre d’enrichir les bases de données environnementales de l’OCA et de confirmer le rôle de bio indicateur de plusieurs espèces animales et végétales.

Les suivis de l’évolution de la côte ces deux dernières années mettent par ailleurs en évidence une reprise de l’érosion sur l’ensemble du littoral .

La poursuite des érosions marines en 2009 risquerait de déstabiliser d’avantage un littoral déjà fragilisé dans certaines cellules identifiées (nord Médoc, voire sud Bassin en particulier).

Les actions à venir de l’OCA seront donc particulièrement intéressantes à suivre.

Contact :
Office National des Forêts, Direction Territoriale Sud-Ouest,
Mme Béatrice DAUBET, 9 rue Raymond Manaud 33524 Bruges
beatrice.daubet onf.fr

Le réseau littoral ONF

Le réseau littoral ONF Dans le cadre de l’Observatoire de la Côte Aquitaine, l’Office National des Forêts (Pôle Risques de la Direction Territoriale Sud-Ouest à Bordeaux et agences de Bordeaux et Mont-de-Marsan) assure le suivi de l’évolution d’une partie du littoral - côte aquitaine meuble de la Pointe de Grave à l’Adour - créant un véritable « Réseau Littoral  ».

L’ONF et le littoral en France métropolitaine :

  • l’ONF est gestionnaire de 13,6% de la façade maritime atlantique et de 5,5% de la façade méditéranéenne,
  • il est également gestionnaire de prés de 81.000ha de milieux littoraux boisés, plus de 23.000ha de milieux littoraux non boisés dont prés de 8.100ha de dunes littorales non boisées.

Plus généralement, l’ONF peut être amené à intervenir sur le domaine littoral dans des cadres divers :

  • Activités contractuelles,
  • Prestations relevant du domaine forestier,
  • Prestations relevant de missions d’intérêt général.

Le régime forestier, sa mise en oeuvre, ses limites

Le régime forestier s’organise en 3 axes :

  • planification et encadrement de la gestion de la forêt (et plus globalement des terrains relevant du régime forestier), par l’aménagement et son application (dont le programme annuel de travaux),
  • organisation durable des interventions liées au prélèvement et à la vente de produits de l’écosystème forestier,
  • surveillance de la forêt.

La convention nationale « Mission d’Intérêt Général Dunes »

Entre le sud de la Bretagne et les Pyrénées, l’ONF gère 380km de sites dunaires, dont 320km de dunes domaniales qui proviennent de l’action historique du boisement des dunes par l’Etat au XIXéme siècle.

La protection et la gestion de ces dunes domaniales est confiée à l’ONF dans le cadre de Missions d’Intérêt Général spécifique (MIG) inscrites au Contrat Etat/ONF. Une convention pluriannuelle prévoit la nature des actions, et le financement par l’Etat (Ministère de l’Agriculture).

La gestion pratiquée est un contrôle souple conciliant rôles traditionnels et nouvelles vocations. Les travaux réalisés consistent à réduire l’érosion due au vent (rideaux brise-vent, couvertures de branchages…) pour favoriser le bon développement des végétaux adaptés à ce milieu. Ils respectent les processus naturels et visent à remplir simultanément plusieurs fonctions :

  • protéger l’arrière-pays en évitant les invasions sableuses,
  • conserver des écosystèmes rares et originaux, paysages et lieux de vie recherché,
  • participer à un accueil touristique raisonné,
  • modérer l’érosion marine (le sable stocké dans l’avant-dune nourrit la plage pendant les phases d’érosion)…

Entre le haut de plage et la frange forestière, se développe une succession d’unités de paysage liées à une salinité et une mobilité du sable décroissant de la mer vers la terre. L’écosystème optimal recherché est l’enchaînement le plus complet possible de ces unités, mosaïque qui donne aux dunes leur meilleure capacité de résistance aux perturbations (naturelles ou anthropiques).

Dans les secteurs en recul fort et constant, la dune , peu alimentée par la plage , subit un démaigrissement et une translation vers l’intérieur. On ne peut que limiter cette transgression. Il est nécessaire de prévoir une marge de recul, la largueur optimale de cette bande flexible est variable, souvent comprise entre 300 et 500 mètres.

Dans les secteurs d’alternance entre phases d’érosion marine et de phases de répit, l’action frontale redevient possible : pendant les phases de répit de l’érosion marine des travaux sont engagés pour stocker une partie du sable au plus prés de la plage , et favoriser le développement d’un versant externe aérodynamique.

Les actions et crédits sont prévus par convention ONF/MAAPAR.

Équipe ONF L’équipe : 13 personnes positionnées sur tout le littoral aquitain sableux, se répartissent des taches complémentaires.

  • 1 à 9 : sur le linéaire côtier, 9 observateurs de terrain constituent le réseau de mesures - du nord au sud : Vincent RAYNAUD, David ROBERT, Dominique RAMBAUD, Jacques DEVOTI, Bernard CAPDEVILLE, Jean-François DEUTCH, Bertrand DUPORT, Jean ITURRIA, Alain CHAUCHOY
  • 10 : à Bordeaux, Béatrice DAUBET, chef de projet, coordinatrice risques à l’ONF Sud-Ouest ; Jean FAVENNEC, responsable technique national littoral -dunes ; Alain MUNOZ, spécialiste technique SIG et base de données ; David ROSEBERY, expert naturaliste.

Méthodologie :

Elle consiste en un suivi et à l’étude d’indicateurs physiques et biologiques réalisés en deux étapes :

  • sur le terrain, par des levés (GPS ) et des descriptions (fiche) réalisés par le « réseau de mesure ONF »,
  • et à l’ONF Bordeaux par l’intégration des observations dans une base de données géographique (SIG) puis l’ananlyse et la synthèse des données.

Quatre campagnes de levés de terrain (hiver 2001/2002 à été 2005) ont permis de suivre des « indicateurs » de l’évolution du paysage tels que :

  • le contact plage /dune (avant-dunes et falaises) qui montre les tendances évolutives des côtes meubles - 2 relevés/an : été et hiver,
  • les érosions marines (évènements brutaux qui viennent entailler le cordon dunaire ) - observatons hivernales,
  • l’évolution du trait de côte - levés au printemps,
  • et les différents types de plage dont le fonctionnement est la source principale des évolutions de la côte - 1 relevé/an : été.

Des cartes synthètiques de l’évolution du linéaire côtier pour chaque indicateur sont alors réalisées. La côte sableuse est tronçonnée en portions ou mailles de 1 kilomètre dont chacune correspond à un secteur indépendant. Grâce à l’intégration de toutes les données dans le SIG, il est alors possible de « visualiser » l’évolution de chacun des secteurs en fonction des indicateurs considérés.

Les indicateurs

Dunes 1-Les fronts de dune correspondent au contact entre la plage et la dune .

  • les falaises sableuses, victimes d’« attaques » du pied de dune par la mer, sont plutôt représentatives des secteurs en érosion marine.
  • les avant-dunes, caractérisent des secteurs en répit d’érosion marine ou à budget sédimentaire équilibré.
  • il existe des stades intermédiaires entre ces deux types témoignant du niveau d’évolution en cours (en cours d’accrétion, en cours d’érosion, …)

Leur morphologie est donc liée au fonctionnement de la plage . Ils témoignent des tendances évolutives des côtes meubles.

Évolution des fronts de dune
Évolution des fronts de dune
Carte montrant l’évolution des fronts de dune entre 2004 et 2005

Elle est réalisée par « croisement » de l’évolution des fronts de dune avec une grille synthètique constituée de mailles de 1 km nord-sud : chaque tronçon est pondéré par un coefficient permettant le calcul d’un « indice de dune  » pour chaque maille.

Dune vive 2-Les entailles d’érosion marine observables au pied externe (côté plage ) de la dune résultent principalement des fortes érosions survenant lors de tempêtes ou lors de conjonction de fortes houles et de forts coefficients de marée . Ces évènements générent une falaise « vive » légèrement arquée.

Carte érosion
Carte érosion
Cartes synthétiques de suivi de l’érosion marine sur une portion du littoral aquitain (2001 à 2005)

3- Il existe plusieurs définitions du Trait de cote mais celle retenue ici est la limite des plus hautes eaux correspondant au bas de la falaise (pied de dune ) ou la limite d’extension des végataux pérennes. Il peut être tracé ou interprété par plusieurs méthodes, classées par ordre de précision décroissant : relevés terrain, photo-interprétation, analyse des cartes anciennes.

Carte trait de cote
Carte trait de cote
Cartes synthètiques de l’évolution du trait de côte aquitain (extrait)

4- Les Types de plage sont caractérisés par un certain nombre de rides et de sillons parallèles àla côte (barre, baïne , berme ) qui constituent le réservoir côtier de sédiments. Les trois grands « compartiments » de la terre vers la mer sont : l’arrière plage , l’avant-plage et la plage sous-marine.

Carte de plage
Carte de plage
Typologie de la plage et du cordon

Carte végétation 5- L’étude de la végétation des dunes, et en particulier des avant-dunes, constitue également un bon indicateur des tendances évolutives du littoral aquitain.

Deux campagnes de terrain ont été réalisées, en 1997 et en 2003. L’étude de la végétation se décline en trois niveaux : une analyse globale des données dynamiques et floristiques, une analyse régionale de ces même données selon des subdivisions homogènes et une analyse des plantes caractéristiques du milieu.
Entre 1997 et 2003, le nombre d’avant-dunes a augmenté et elles apparaissent plus riches en espèces végétales.

(Carte ci-contre : Carte de l’évolution des avant-dunes entre 1997 et 2003)

Aprés 4 campagnes de mesures, cette méthodologie permet de visualiser dans le temps et l’espace les phénomèns d’évolution du littoral sableux aquitain et d’amorcer les éléments pour une prévision de cette évolution.

Contact : Office National des Forêts, Direction Territoriale Sud-Ouest,
Mme Béatrice DAUBET, 9 rue Raymond Manaud 33524 Bruges.