Typologie des plages

Plage Landaise L’Observatoire de la côte aquitaine a élaboré, dans sa première phase d’étude, un classement morphologique des plages de manière à affiner les tendances évolutives révélées par l’analyse historique du littoral. Sur cette côte d’apparence uniforme, des morphologies de plage très variées ont ainsi été déterminées.

L’analyse historique sur près de 200 ans, élaborée à partir de documents anciens, a permis, dans un premier temps, de définir un découpage par zones en fonction des comportements de la côte et de la morphologie des plages et l’acquisition de nouvelles données numériques et précises (photographies aériennes et topographie). Ces travaux ont ainsi rendu possible, dans un second temps, la réalisation d’une typologie des plages du littoral .

Celle-ci a été élaborée en fonction des indicateurs que sont :

  • la morphologie de la dune (présence de falaise, forme en croissant…),
  • la morphologie de la plage (pente, taille, présence de berme …),
  • la morphologie des bancs,
  • la végétation des hauts de plage et des avants dunes,
  • la granularité des sables.

Cette analyse morphologique a permis de subdiviser la côte aquitaine, du nord au sud, en deux grands ensembles au comportement dynamique homogène :

  • une zone située au nord du Bassin d’Arcachon, avec des plages de plus en plus plates et soumises à l’érosion en allant vers le Nord,
  • une zone plus stable située au sud du Bassin d’Arcachon, avec des plages de plus en plus inclinées et élevées en allant vers le Sud.

Plus précisément, la classification morphologique différencie six profils de plages :

  • Au sud des sites du Verdon et de Soulac et jusqu’à Montalivet, une zone depuis longtemps en érosion. Le sable manquant à la pointe de la Négade, se retrouve plus au sud, à la pointe Saint-Nicolas qui a progressé d’autant. Les plages sont plates et la côte présente une falaise d’érosion marine, avec des zones de stabilisation récente à partir de l’anse du Gurp.
  • De Montalivet à La Jenny (Le Porge), une zone en érosion lente, avec des variantes au nord et au sud de Carcans dont les caractéristiques traduisent essentiellement un transport de sédiment de la plage vers l’océan.
  • De La Jenny aux abords du Cap-Ferret, une zone en accrétion, avec des plages plus élevées et un engraissement de l’avant dune .
    La pointe du Cap-Ferret et la zone située au nord de Biscarrosse possèdent un fonctionnement propre lié au Bassin d’Arcachon.
  • De Biscarrosse à Mimizan, une zone en accrétion ou stable caractérisée par l’importance des transferts parallèles à la côte. La dune y est très entretenue.
  • De Mimizan à Seignosse, des plages à fort développement de corps sableux entre lesquels s’effectuent des échanges importants perpendiculairement à la côte et qui permettent une stabilisation.
  • De Seignosse à l’embouchure de l’Adour, des plages très élevées à forte granulométrie (sable et graviers) avec des barres prélittorales proches et peu développées, et des tendances locales à l’érosion au sud de Capbreton. La dune y a été laissée à l’état naturel.
    La zone de Capbreton possède un fonctionnement propre lié aux aménagements du canal et de la plage .

Evolution spatiale

Legende typologique A partir de cette typologie traduisant globalement un état d’équilibre de la côte, secteur par secteur, l’Observatoire de la côte aquitaine travaille désormais à en évaluer la pérennité par des mesures régulières de profils des plages, élément déterminant pour prédire l’évolution du littoral .